Çà fait belles lurettes que je n'ai pas écrit sur ce blog... Désolé pour ceux qui y avaient pris goût à une époque, mais la vie est faite de cycles et fin 2010 a été pour moi la fin d'une époque avec deux acmés essentiels : mon titre de Champion du Monde et la naissance de ma fille Maëlle.
Il m'a fallu toute une année pour digérer tout çà et me redécouvrir une envie profonde de repartir au combat. La compétition en parapente me botte, un point c'est tout ! J'ai envie de gagner, pourquoi ne pas me l'avouer ?
Si 2010 a été pour moi "l'année-clé", 2011 le sera très certainement pour ma discipline. Avec l'abandon des "voiles libres", notre microcosme de compétiteurs a été forcé de faire son deuil des guns dans leur forme actuelle. Comme dans tout deuil, au début nous n'avons vu que ce qui allait nous manquer (vitesse, glisse, liberté accrue de choix tactiques). Puis le temps nous a aidé à voir que la vie continuait et que nos désirs étaient plus forts. J'y vois un parallèle avec ma situation de 2010 : rebondir après une période faste.
Certains ont sans doute découvert cette problématique, moi je la connaissais déjà...
Aujourd'hui, j'ai fait le tour de la question du matériel et il me semble que nous n'y perdons pas tant que çà !
Par exemple, nos nouvelles voiles vont planer aussi bien que les guns de 2011, c'est quasi certain... mais elles seront moins sujettes aux cravates... Nous n'irons plus jamais à 70km/h, mais y allions-nous si souvent que çà avant ? Et étions nous sereins à ces vitesses ?
Je peux me tromper, mais je parie volontiers quelques bières que nos futures IP6 et R12 homologuées seront très exploitables à leurs vitesses maxi, car c'est cela qui fera la différence avec les autres voiles (les concepteurs vont chercher un compromis de stabilité maxi à ces vitesses auxquelles auront lieu la plupart des rentrées au goal...).
Bien sûr, l'être humain n'aime pas l'incertitude et le compétiteur probablement encore moins, car elle le gêne dans la définition d'objectifs clairs et atteignables... C'est pourquoi dans cette période automnale, je me suis centré sur le reste de mon équipement :
- Ma sellette Gin datait de 2006... elle ne ressemblait plus à rien... je vais m'équiper de la Drifter, un obus made in "Valic-Brothers", qui réduit la traînée du pilote au minimum de ce que permet d'état de l'art actuel.
- Mon Vario-GPS, un Flymaster B1nav, est très bon pour le prix auquel il est affiché. Mais je casse la tirelire pour la Rolls du genre : le C-Pilot Pro. Il me permettra de gérer au mieux les cylindres de grande taille, les espaces aériens et toutes sortes de petits détails qui font gagner en performance en soulageant le pilote cognitivement.
- Et bien sûr, je commence à penser à ma future aile 2012... mais personne ne sait encore qui va le mieux tirer son épingle du jeu parmi les constructeurs, qui triment tous comme des dingues pour présenter leurs meilleures copies à l'homologation EN-D...
Côté préparation physique, j'ai commencé mes montées à Vérel à pied avec la R11 sur le dos et je compte mettre à profit mon temps libre pour m'affûter un tant soit peu pour venir enfin à bout de ma période de "gestation par procuration". Maëlle va avoir un an le mois prochain, ce symbole doit m'y aider...
Côté vol, pas grand chose à me mettre sous la dent ces derniers temps... mais à partir de cette semaine je peux me libérer les vendredi, ce qui va me permettre de voler un peu cet automne. Comme ma future voile devrait avoir un comportement que j'imagine proche d'une R11, il me suffit de voler comme d'habitude pour m'entretenir.
Venons-en à l'objectif de la SuperFinale 2011... celui qui me fait écrire ces lignes !
Il faut d'abord noter le contexte très particulier de cette SuperFinale :
- transition au niveau matériel, inconnue relative...
- période habituelle de repos dans l'hémisphère nord, manque de volume de vol pour les habitants de ce côté de la planète...
Je ne doute pas de mes capacités d'adaptation, mais nul doute aussi que les mieux préparés auront un avantage certain... Donc si j'ai l'opportunité de partir plus tôt pour le Mexique, je serai en meilleure posture pour être performant dès le premier jour de compétition.
Nous n'aurons nos voiles qu'au dernier moment. Peu voire pas de chance de voler avant le déplacement, encore moins en conditions thermiques à part deux ou trois chanceux des région méditerranéennes... ou les habitants de l'hémisphère sud évidement...
Alors d'ici là je vais travailler sur ce que je peux maitriser :
- apprivoiser au mieux mon calculateur de bord
- régler au mieux ma sellette quand je l'aurai
- me faire un physique
- poursuivre le travail mental
Valle de Bravo est une région magnifique, aux conditions fortes et souvent pérennes. Nous devrions voler tous les jours ou presque, dans des gros thermiques et des confluences variées. Les meilleurs seront des "navigateurs de gros temps" capables de faire de bons choix tactiques en conditions fortes. Comme à St André aux récents Pré-Européens, le vainqueur sera celui qui aura fait le moins d'erreurs à la fin des 10 jours de compétition. Je veux être celui-là !
Mes atouts :
- J'ai déjà gagnée et je n'ai donc rien à prouver.
- Je suis conservateur par nature or une VNE à 60km/h ne facilite pas l'attaque.
- Je m'adapte vite à un matériel nouveau or nous n'aurons nos voiles qu'au dernier moment.
Mes faiblesses :
- Je manque de volume de vol (mais je vais en remettre un peu cet automne).
- Je manque de physique (mais je vais faire du dénivelé !).
Allez, je vous laisse, j'ai une petite fille à aller chercher, un CPP à paramétrer et demain une colline à monter (Verel) et un vario à calibrer en vol !...
A bientôt au Mexique...
jeudi 27 octobre 2011
mardi 19 avril 2011
Bassano, on remet çà ?
A suivre sur :
http://www.aeroclubmontegrappa.it/index.php?option=com_content&view=category&id=35:trofeo-montegrappa&Itemid=56
Après une première participation l'année dernière qui s'est soldée par une 2ème place derrière Luc Armand, impérial, me voici de retour à Bassano pour le Trohpée Montegrappa, qui réunit 145 pilotes dont une 50aine de "Top Guns".
Entre autre, seront présents :
http://www.aeroclubmontegrappa.it/pdf/trofeo_2011/registratipara.pdf
- le gratin italien, Lucas Doniini en tête
- mais aussi de top-pilotes tels que Juri Vidic, Stephan Wiss, Urban Valic, Yuri Mishanin, Torsten Siegel, Primoz Suza, Primoz Podobnik...
- et enfin l'intégralité de l'Equipe de France dont le classement WPRS fait pêlir les autres nations, trustant les places d'honneur...
Bref, le plateau réunii à Bassano del Grappa est encore relevé d'un cran cette année, du fait d'un calendrier "aéré" en ce début de saison et de l'imminence des sélections pour les Championnats du Monde de juillet prochain en Espagne.
Chacun a préparé son matériel et révisé son pilotage et sa tactique. De nouveaux guns vont pointer le bout de leur nez (de requin...) et les forces en présence vont s'affronter dès jeudi sur des circuits mixtes montagne+plaine, qui devraient déjà donner un aperçu des performances des machines et des pilotes de 2011.
Rendez-vous jeudi donc, pour la première des 5 manche du Trophée Montegrappa, qui a tout cette année d'une Coupe du Monde !
Forza Francia !!!
http://www.aeroclubmontegrappa.it/index.php?option=com_content&view=category&id=35:trofeo-montegrappa&Itemid=56
Après une première participation l'année dernière qui s'est soldée par une 2ème place derrière Luc Armand, impérial, me voici de retour à Bassano pour le Trohpée Montegrappa, qui réunit 145 pilotes dont une 50aine de "Top Guns".
Entre autre, seront présents :
http://www.aeroclubmontegrappa.it/pdf/trofeo_2011/registratipara.pdf
- le gratin italien, Lucas Doniini en tête
- mais aussi de top-pilotes tels que Juri Vidic, Stephan Wiss, Urban Valic, Yuri Mishanin, Torsten Siegel, Primoz Suza, Primoz Podobnik...
- et enfin l'intégralité de l'Equipe de France dont le classement WPRS fait pêlir les autres nations, trustant les places d'honneur...
Bref, le plateau réunii à Bassano del Grappa est encore relevé d'un cran cette année, du fait d'un calendrier "aéré" en ce début de saison et de l'imminence des sélections pour les Championnats du Monde de juillet prochain en Espagne.
Chacun a préparé son matériel et révisé son pilotage et sa tactique. De nouveaux guns vont pointer le bout de leur nez (de requin...) et les forces en présence vont s'affronter dès jeudi sur des circuits mixtes montagne+plaine, qui devraient déjà donner un aperçu des performances des machines et des pilotes de 2011.
Rendez-vous jeudi donc, pour la première des 5 manche du Trophée Montegrappa, qui a tout cette année d'une Coupe du Monde !
Forza Francia !!!
La R11... ou comment "pointer le bout de son nez"... de requin
mercredi 19 janvier 2011
3 jours de compétition... les réglages tardent à venir...
Petit bilan intermédiaire après 3 jours de compétition dans des conditions très variées et globalement assez faibles mais consistantes.
Les perfs ne sont pas là... la frustration un peu...
1er jour, une manche qui finit par un coup de trafalgar dont le deuxième groupe fait les frais dans sa grande majorité, moi y compris...
2ème jour, une manche très longue dans du petit temps, 6h de vol pour 115km, avec une erreur en fin de manche qui me coute quelques précieux kilomètres, mais globalement mieux.
Enfin aujourd'hui, une manche de vitesse avec un choix tactique à 30km du goal, je tergiverse et je perds du temps... bilan 17mn de retard sur le 1er.
Globalement, je réussis mes starts, je suis assez bon en début de manche, puis après 30mn au maximum, je lâche un peu prise sur les premiers qui me paraissent très rapides.
Il me semble que j'ai fait une erreur d'apréciation sur le poids optimal de mon aile. Je dois être trop léger, ce qui expliquerait ma sensation de fragilité de l'aile dans les turbulences et ma lenteur inhabituelle.
On verra demain si çà va mieux avec 3kg de plus... soit 116kg (j'étais à 119 à la superfinale, il y a de la marge !).
Objectif pour cette deuxième moitié de compétition, accélérer le rythme et prendre du plaisir.
Vamos !!!
Les perfs ne sont pas là... la frustration un peu...
1er jour, une manche qui finit par un coup de trafalgar dont le deuxième groupe fait les frais dans sa grande majorité, moi y compris...
2ème jour, une manche très longue dans du petit temps, 6h de vol pour 115km, avec une erreur en fin de manche qui me coute quelques précieux kilomètres, mais globalement mieux.
Enfin aujourd'hui, une manche de vitesse avec un choix tactique à 30km du goal, je tergiverse et je perds du temps... bilan 17mn de retard sur le 1er.
Globalement, je réussis mes starts, je suis assez bon en début de manche, puis après 30mn au maximum, je lâche un peu prise sur les premiers qui me paraissent très rapides.
Il me semble que j'ai fait une erreur d'apréciation sur le poids optimal de mon aile. Je dois être trop léger, ce qui expliquerait ma sensation de fragilité de l'aile dans les turbulences et ma lenteur inhabituelle.
On verra demain si çà va mieux avec 3kg de plus... soit 116kg (j'étais à 119 à la superfinale, il y a de la marge !).
Objectif pour cette deuxième moitié de compétition, accélérer le rythme et prendre du plaisir.
Vamos !!!
samedi 15 janvier 2011
Samedi 15 janvier, jour d'entrainement officiel, çà chauffe !!!
Arrivé dans la nuit de mercredi à jeudi après 27h de voyage, le jeudi a surtout étéun jour de récupération de la fatigue du voyage. Le temps de s'acclimater également à la chaleur ambiante et omniprésente. Ici la nature est luxuriante, magnifique et gorgée de soleil, de chaleur et d'eau. Un eden de plantes, fleurs, fruits et oiseaux criards et inconnus. Pandora vous dites ? c'est à peu près çà...
Les gens maintenant, sont à l'image de cette nature, chaleureux, exhubérants et attachants. Décidément la Colombie est un pays à découvrir absolument. Pour exemple, il n'a pas fallu plus de quelques heures pour trouver plusieurs maisons d'hôte, juste en demandant à droite à gauche et l'accueil y est incroyable.
Côté vol, c'est aussi très excitant. Le chemin forestier qui mène au décollage rappelle l'univers de James Cameron et en dépliant nos machines, nous espérons qu'elles nous laisseront les chevaucher sans agressivité dans une masse d'air compliquée... Toruk Makto !
Hier vendredi, premier vol dans cet eden un peu sauvage et encore un peu intimidant. Première impression : ce sera compliqué !
Le vol libre ici est très différent de ce que je connais. Deux systèmes, le relief et la plaine. Débuts de vols classiquement au relief, tant que la brise deu Pacifique ne vient pas dégouliner le long des pentes Est. Le sol n'est jamais loin car le déco est à 1800m, la vallée à 1000m... et les plafs rarement au dessus de 2200m, parfois 1800 en début de vol !
Les zones de déclenchement sont parfois surprenantes (marais, zones d'ombre etc...), quand les déclencheurs habituels (colines, zones de soleil) ne fonctionnent que très aléatoirement. Heureusement l'humidité matérialise souvent les ascendances et quelques grands vautours et petites alouettes nous servent souvent de chiens d'aveugles.
J'ai ressenti qu'en dessous de 1600m, j'étais bas... ce qui peut laisser 200 à 600m de hauteur pour jouer, autant dire pas grand chose quand une descendance décide de vous prendre...
En bas, c'est souvent inhospitalier dans ces zones de montagne, entre forêts, lignes électriques et cultures, le tout dans des systèmes de petites vallées tourmentées, aux vents assez imprévisibles mais heureusement pas trop forts (10km/h). Méfiance donc et respect pour cette nature un peu sauvage pour nos petites ailes... N'est pas Toruk Makto qui veut ici.
Ensuite les vols (et les manches de compétition) s'orientent vers la plaine quand le relief devient plus turbulent dans les basses couches du fait des rentrées d'air froid du Pacifique. Là je retrouve mes repères et ma sérénité, car la sécurité est plus assurée, grâce à 800 à 1200m de gaz par rapport au sol, et à des "courants" plus prévisibles. Les thermiques en revanche sont toujours difficiles à localiser et il faut laisser parler son intuition pour flairer la zone favorable. Beaucoup d'inondations, il a beaucoup plu ces derniers temps et il faut parfois un peu se faire violence pour aller au dessus de ces zones en sachant que des thermiques peuvent tout aussi bien s'y nicher...
Hier donc, j'ai pu profiter de cette nature extraordinaire et de ces conditions de vol complexes, presque aléatoires parfois, mais très riches en sensations (+5m/s intégré, çà réveille après 3 mois sans thermiques !).
Les maïtre-mots pour cette semaine : vigilance et prudence. Dans un environnement aussi aléatoire et avec aussi peu de hauteur par rapport au sol, les possibilités de se poser en cours de manche sont très élevées. Si nous avons 6 manches, comme celà pourrait bien arrvier, seuls quelques pilotes sur les 130 présents parviendront à ne pas faire de grosse erreur.
Le tout sera de ne pas se figer dans un schémas trop conservateur non plus, car l'initiative paye aussi ici et un peu de retard à l'allumage peut faire perdre son groupe... et seul sur la plaine, autant dire que le sol nous appelle à vitesse grand V !
Les décollages se font vers 11h-11h30 (17h-17h30 en France) et nous devrions avoir des traqueurs GPS pour suivre la course sur Google Earth.
A demain pour la première manche !
PS : dernier détail, le soleil est très méchant et je vais m'équiper d'un nouveau chapeau plus couvrant car ma nuque boit le biafine comme du petit lait ;-)
Les gens maintenant, sont à l'image de cette nature, chaleureux, exhubérants et attachants. Décidément la Colombie est un pays à découvrir absolument. Pour exemple, il n'a pas fallu plus de quelques heures pour trouver plusieurs maisons d'hôte, juste en demandant à droite à gauche et l'accueil y est incroyable.
Côté vol, c'est aussi très excitant. Le chemin forestier qui mène au décollage rappelle l'univers de James Cameron et en dépliant nos machines, nous espérons qu'elles nous laisseront les chevaucher sans agressivité dans une masse d'air compliquée... Toruk Makto !
Hier vendredi, premier vol dans cet eden un peu sauvage et encore un peu intimidant. Première impression : ce sera compliqué !
Le vol libre ici est très différent de ce que je connais. Deux systèmes, le relief et la plaine. Débuts de vols classiquement au relief, tant que la brise deu Pacifique ne vient pas dégouliner le long des pentes Est. Le sol n'est jamais loin car le déco est à 1800m, la vallée à 1000m... et les plafs rarement au dessus de 2200m, parfois 1800 en début de vol !
Les zones de déclenchement sont parfois surprenantes (marais, zones d'ombre etc...), quand les déclencheurs habituels (colines, zones de soleil) ne fonctionnent que très aléatoirement. Heureusement l'humidité matérialise souvent les ascendances et quelques grands vautours et petites alouettes nous servent souvent de chiens d'aveugles.
J'ai ressenti qu'en dessous de 1600m, j'étais bas... ce qui peut laisser 200 à 600m de hauteur pour jouer, autant dire pas grand chose quand une descendance décide de vous prendre...
En bas, c'est souvent inhospitalier dans ces zones de montagne, entre forêts, lignes électriques et cultures, le tout dans des systèmes de petites vallées tourmentées, aux vents assez imprévisibles mais heureusement pas trop forts (10km/h). Méfiance donc et respect pour cette nature un peu sauvage pour nos petites ailes... N'est pas Toruk Makto qui veut ici.
Ensuite les vols (et les manches de compétition) s'orientent vers la plaine quand le relief devient plus turbulent dans les basses couches du fait des rentrées d'air froid du Pacifique. Là je retrouve mes repères et ma sérénité, car la sécurité est plus assurée, grâce à 800 à 1200m de gaz par rapport au sol, et à des "courants" plus prévisibles. Les thermiques en revanche sont toujours difficiles à localiser et il faut laisser parler son intuition pour flairer la zone favorable. Beaucoup d'inondations, il a beaucoup plu ces derniers temps et il faut parfois un peu se faire violence pour aller au dessus de ces zones en sachant que des thermiques peuvent tout aussi bien s'y nicher...
Hier donc, j'ai pu profiter de cette nature extraordinaire et de ces conditions de vol complexes, presque aléatoires parfois, mais très riches en sensations (+5m/s intégré, çà réveille après 3 mois sans thermiques !).
Les maïtre-mots pour cette semaine : vigilance et prudence. Dans un environnement aussi aléatoire et avec aussi peu de hauteur par rapport au sol, les possibilités de se poser en cours de manche sont très élevées. Si nous avons 6 manches, comme celà pourrait bien arrvier, seuls quelques pilotes sur les 130 présents parviendront à ne pas faire de grosse erreur.
Le tout sera de ne pas se figer dans un schémas trop conservateur non plus, car l'initiative paye aussi ici et un peu de retard à l'allumage peut faire perdre son groupe... et seul sur la plaine, autant dire que le sol nous appelle à vitesse grand V !
Les décollages se font vers 11h-11h30 (17h-17h30 en France) et nous devrions avoir des traqueurs GPS pour suivre la course sur Google Earth.
A demain pour la première manche !
PS : dernier détail, le soleil est très méchant et je vais m'équiper d'un nouveau chapeau plus couvrant car ma nuque boit le biafine comme du petit lait ;-)
dimanche 12 décembre 2010
samedi 30 octobre 2010
Champion du Monde PWCA 2010 !!!
Depuis mon accident en Grèce, j'ai complètement revu mes priorités dans la vie. La sécurité a enfin pris la place qui doit être la sienne : 1ère !
Du coup, mon objectif de régularité, qui ne m'avait pas quitté depuis 2008, a enfin pu se réaliser. Depuis mon retour au Portugal, j'ai fait 16 manches internationales et j'ai 16 fois été régulier (3 manches sur 3 à la PWC Portugaise, 6 sur 6 au British Open et enfin 7 sur 7 à la SuperFinale).
Le changement est donc profond. Il s'illustre par des prises de décision saines, basées avant tout sur l'évaluation du risque physique, puis en deuxième lieu sur le risque tactique.
Au niveau mental, ce changement se traduit par une bonne identification, en temps réel, de mes temps faibles quand ils surviennent. Comme je ne suis plus jamais «surmotivé», lorsque ces temps faibles surviennent, j'accepte de m'adapter à la réalité des choses. Cela m'a permis de me relancer en mode «vol libre», ou même d'abandonner sans hésiter si le risque physique était présent.
En 2011, j'ai l'intention de poursuivre dans cette voie de maturation. Mes prises de décisions seront de plus en plus basées sur l'analyse objective de la situation, car les émotions seront modérées, sur le modèle de ma dernière manche de la SuperFinale.
Pour celà, je souhaite analyser les mécanismes que j'ai mis intuitivement en place entre août et septembre 2010 et qui m'ont permis de trouver cet équilibre entre motivation et lâcher-prise.
Première étape, Coupe du Monde en Colombie du 15 au 22 janvier 2011 :
Objectifs 2011 : Sécurité, Lâcher-Prise et Opportunisme.
samedi 11 septembre 2010
British Open - St André les Alpes, le bilan
L'heure du bilan pour cette compétition : TOUT BON !
D'abord la régularité :
6 manches, six fois régulier, au but et pas trop mal placé. Jusque là, mon précédent record de régularité était... 3 manches d'affilée ! C'était l'objectif de l'année : devenir régulier.
Les raisons de ce résultat sont profondes, mentales. J'ai changé ma façon de gérer les moments de stress, par exemple les fins de manche et les poins bas ou autres erreurs qui mettent en mauvaise position : je relativise, tout simplement... il fallait y penser ? non, il fallait lâcher prise et c'est sans doute mon accident de Grêce qui m'a permis de comprendre enfin profondément que ce n'est après tout qu'un jeu
Ensuite les résultats :
13ème au général, sans jamais se mettre dans le rouge ni tactiquement ni surtout physiquement. J'ai volé relax toute la semaine, sans doute à 70-80% de mes possibilités techniques. Cela se traduit par des performance un tout petit peu en dessous de ce que je peux faire d'habitude, mais sans grosse erreur et donc avec un classement au moins aussi bien que ce que j'aurais fait avec mes anciennes attitudes.
Cerise sur le gâteau, cette compétition va rapporter beaucoup au classement mondial car le plateau était un des plus hauts de l'année (comparable à certaines manches européennes de la Coupe du Monde).
Du coup, 39ème ce mois-ci (mon meilleur classement jamais atteint), je devrais encore gagner quelques places le mois prochain, cool d'être régulier :-)
Et la suite ?
Bien sûr le point d'orgue de la saison : la Superfinale de la Coupe du Monde, du 21 sept au 2 oct...
Pour moi le deal est simple : NE RIEN CHANGER
En effet, nous partons pour la compétition la plus dûre de la saison avec jusqu'à 10 manches possibles. Certe il y aura 1 à 2 "discards" (les moins bonnes manches de chaque pilote ne compteront pas), mais sur une telle durée, la quasi totalité des pilotes feront des erreurs. Le facteur prépondérant pour le résultat final sera donc... la régularité !
Alors comme d'habitude mes trois mots pour ce point d'orgue de la saison :
Sécurité
Patience
Lâcher-prise
à propos de lâcher-prise, il faut savoir accepter son image... même si elle est peu flatteuse ;-)
vendredi 27 août 2010
British Open - St André les Alpes, c'est parti !
Le chien de Nicky au déco en 2007, il parait qu'il aime le son du vario !
La semaine prochaine a lieu le British Open à St André les Alpes dans les Alpes de Haute Provence.
Un lieu magique où j'adore voler (j'ai gagné la manche de A qui s'y est déroulée au printemps dernier).
Les Anglais sont de très bons organisateurs et Calvo excelle dans son rôle de Directeur d'Epreuve. C'est donc les yeux fermés que je me suis inscrit pour la 4ème fois à cette épreuve qui attire chaque année des pilotes d'un niveau toujours meilleur.
Cette année, on remarque la présence de pilotes d'exception (tous sur R10...) :
- Russel Ogden, Concepteur Ozone, 8ème Mondial, 2ème de la SuperFinale de la Coupe du Monde 2009, Vainqueur de l'étape Turque de la Coupe du Monde 2009 et du récent XC Open de Chelan.
- Luc Armant, Concepteur Ozone, 14ème Mondial, 3ème à sa 1ère Coupe du Monde en Grèce cette année (!), Vainqueur de l'étape Italienne de la Coupe du Monde, Vainqueur du Trophée Montegrappa 2010... et Vainqueur du British Open 2009...
- Jamie Messenger, 16ème Mondial et 2ème en Grèce à la Coupe du Monde 2010 (et accessoirement ouvreur du Womens Open la semaine passée ;-)
- Jeremie Lager, 3ème aux Championnats d'Europe 2008
- Stéphane Drouin, Champion de France 2010
- Pierre Remy, Champion de France 2009
- Julien Wirtz, récent 3ème à l'étape Portugaise de la Coupe du Monde 2010... et 4ème au British Open 2009
sans oublier David Dagault, Concepteur Ozone, plus classé mais toujours un pilote exceptionnel, capable de distancer n'importe qui...
En fait, ce plateau est probablement le plus relevé que le British ait connu.
Demain, inscription dans le mistral et dimanche, peut-être une première manche dans le vent...
Mes mots d'ordre ne changent pas :
- Sécurité
- Plaisir
- Volume
mercredi 18 août 2010
PWC Portugal, conclusion
Très bonne reprise pour moi après mon accident encore un peu frais. J'ai su voler sans me mettre dans le rouge en respectant mes trois mots qui ne comportaient pas de notion de résultat :
sécurité, plaisir, entrainement.
Mon gros avertissement en Grèce m'a servi de leçon. J'ai le sentiment d'avoir profondément changé. Je ne vole plus pour prouver quelque chose mais juste pour faire ce que j'aime et si possible m'améliorer. Cette nouvelle attitude se retrouve en vol bien sûr, dans les phases de "moins bien" où je me serais traditionnellement mis un peu "taquet", mais également en dehors du vol, en particulier dans la phase de préparation. Je fais mieux le vide dans les heures précédant la manche, pour me mobiliser pleinement uniquement dans la dernière heure. Je sens aussi que je n'accorde plus le même prix qu'avant au regard des autres, je ne cherche plus à m'en nourrir. Je sens que la satisfaction viendra de mon travail et non du jugement des autres.Bref j'ai sans doute un peu mûri grâce à cet accident, comme beaucoup de gens qui touchent d'un peu trop près leurs limites. J'avais sans doute besoin de çà pour me remettre vraiment en question et avancer...
Mon résultat de 14è est très bon, grâce à la régularité... tiens donc, la régularité était l'objectif de cette année !
Je décroche donc mon ticket pour la SuperFinale qui aura lieu en Turquie du 21 septembre au 1er octobre. C'était un objectif de début de saison, incontournable. Mais ici au Portugal, il fallait absolument que je le mette entre parenthèse car le risque était trop grand de retomber dans mes phénomènes de sur-motivation.
D'ici la Turquie, il y aura le British Open, à Saint-André-les-Alpes du 29 août au 3 septembre. Pas d'objectif de résultat là non-plus, mais uniquement de la manière en faisant comme au Portugal "Ce que je sais faire".
jeudi 12 août 2010
J4 manche 3 : Parapentes dans la brume
Hier troisième manche de la PWC Portugaise 2010. Course au but de 65km avec un première branche bien contrée par le NO puis une longue traversée du plateau poussés par le vent.
D'emblée, les plafonds sont moins bons qu'annoncés, avec 2200m au mieux et surtout un vent soutenu de NO qui tourne N en haut et qui nous rend la tâche de se placer au start bien difficile (30km/h de face au bas mot...)
Au start, je fais partie du groupe de Jean-Jean, non loin de Charles, et comme la plupart des pilotes, nous tentons de rejoindre les rares pilotes bien placés tels que Franck Perring ou Julien Garcia. Au bout de la crête, certains trouvent un thermique qui les placent au dessus de l'inversion et du nuage épais de fumée qui réduit énormément la visibilité. Lucas est le plus efficace à ce jeu et gagne 200m de mieux que les autres "échappés par le haut" (comme quoi mettre le frein à main permet souvent d'attaquer... à méditer).
D'autres s'enflamment dans la fumée des incendies et poussent un peu trop fort le barreau face au vent(d'aucuns me raconterons que cette ambiance "gorilles dans la brume" les a un tantinet stressés...). Julien Garcia, pourtant bien placé, se retrouve ainsi assez bas et isolé, il posera qq km plus loin, sans "toucher" le moindre thermique :-(
Je navigue à vue des pilotes les plus proches. Nous perdons parfois le sol de vue et je me sens finalement assez zen dans cette ambiance de plongée sous-marine !
Je tourne la B1 en compagnie de tops pilotes comme Jean-Jean ou Charles, puis je me détends un peu (trop ?) dans le début de la longue branche vent arrière. En fait, une ligne plus porteuse se dessine à notre droite (Ouest) et Jean-Jean s'empresse de la flairer et de l'utiliser. J'oblique un peu à droite moi aussi, mais trop timidement, un peu focalisé sur Charles devant, alors qu'un brin de jugeote m'aurait permis de voir que Charles, plus bas, n'avait pas pu sentir cette ligne... erreur à méditer.
Nous nous retrouvons le long du bord Est de la vallée de Guarda, beaucoup plus bas qu'espéré, avec un vent d'ouest assez marqué au lieu du NO attendu. Après 5mn de prospection (ce qui m'a paru 5mn), le groupe finit par localiser un bon noyau et nous ressortons ensemble en dérivant sur le plateau. Ouf !
Les premiers semblent désormais loin devant (on les imagine plus qu'on ne les voit...) et je me concentre sur le choix et le centrage des thermiques. Je prends en compte la dérive moyenne plus Ouest que NO dans mon placement et je m'installe dans un nouveau rythme. Plutôt en confiance et dans le coup techniquement, je quitte le groupe de Charles par devant en tentant de rejoindre celui de Franck Perring, toujours à 1km devant depuis le start. J'arrive dans leur thermique suand ils le quittent... et le reste de la troupe, y compris Charles, m'arrive par dessus : un peu enflammé ?
Il n'empêche que la confiance et le plaisir dominent et j'ai une Sol TR2 en point de mire. Le goal est à finesse 20. Puis un thermique plus loint, il n'est plus qu'à 13 au passage de la dernière petite vallée.
Feu ! Je pousse fort dans la descendance derrière le thermique... qui se révèle un véritable toboggan ! La finesse remonte à 20 par à 3km de la ligne ! La forêt en dessous ne posera pas de problème, ni le cylindre de 2km, mais si çà continue, je ne passerai pas la ligne !
A 45° à droite et 300m de distance environ, une grappe de vautours enroulent 200m au dessus de mon altitude. Je fonce ! Un thermique m'accueille, tellement fort que je renonce à relâcher la main intérieure pour trimer la voile. Sauvé, je rentre sans problème, 28ème.
Bilan mitigé : un vol parsemé de petites erreurs, liées en partie à des difficultés de choix dans les indices (aérologie, pilotes) et à un peu de présomption dans la fin du parcours. L'erreur majeure est de ne jamais avoir véritablement tiré le frein à main pour prendre le temps de monter au dessus de la couche et ainsi profiter d'une bonne couche porteuse avec un vent très favorable. En bas, le rythme était plus lent, les exigences techniques plus élevées et surtout les risques tactiques plus grands !
Seul Lucas a totalement jouer sur ce facteur altitude et a une nouvelle fois brillament gagné cette manche intéressante.
Aujourd'hui manche annulée au déco pour cause de vent fort. Demain les organisateurs sont assez pessimistes à cause de l'orientation du vent, mais ils espèrent une manche samedi.
Je reste mobilisé, même dans l'éventualité d'une manche dès demain. Cet après-midi, repos, lecture de mémoire, voire piscine...
A demain !
PS : le petit jeu du jour, "Où est Charlie ?" trouvez mon parapente sur la photo
D'emblée, les plafonds sont moins bons qu'annoncés, avec 2200m au mieux et surtout un vent soutenu de NO qui tourne N en haut et qui nous rend la tâche de se placer au start bien difficile (30km/h de face au bas mot...)
Au start, je fais partie du groupe de Jean-Jean, non loin de Charles, et comme la plupart des pilotes, nous tentons de rejoindre les rares pilotes bien placés tels que Franck Perring ou Julien Garcia. Au bout de la crête, certains trouvent un thermique qui les placent au dessus de l'inversion et du nuage épais de fumée qui réduit énormément la visibilité. Lucas est le plus efficace à ce jeu et gagne 200m de mieux que les autres "échappés par le haut" (comme quoi mettre le frein à main permet souvent d'attaquer... à méditer).
D'autres s'enflamment dans la fumée des incendies et poussent un peu trop fort le barreau face au vent(d'aucuns me raconterons que cette ambiance "gorilles dans la brume" les a un tantinet stressés...). Julien Garcia, pourtant bien placé, se retrouve ainsi assez bas et isolé, il posera qq km plus loin, sans "toucher" le moindre thermique :-(
Je navigue à vue des pilotes les plus proches. Nous perdons parfois le sol de vue et je me sens finalement assez zen dans cette ambiance de plongée sous-marine !
Je tourne la B1 en compagnie de tops pilotes comme Jean-Jean ou Charles, puis je me détends un peu (trop ?) dans le début de la longue branche vent arrière. En fait, une ligne plus porteuse se dessine à notre droite (Ouest) et Jean-Jean s'empresse de la flairer et de l'utiliser. J'oblique un peu à droite moi aussi, mais trop timidement, un peu focalisé sur Charles devant, alors qu'un brin de jugeote m'aurait permis de voir que Charles, plus bas, n'avait pas pu sentir cette ligne... erreur à méditer.
Nous nous retrouvons le long du bord Est de la vallée de Guarda, beaucoup plus bas qu'espéré, avec un vent d'ouest assez marqué au lieu du NO attendu. Après 5mn de prospection (ce qui m'a paru 5mn), le groupe finit par localiser un bon noyau et nous ressortons ensemble en dérivant sur le plateau. Ouf !
Les premiers semblent désormais loin devant (on les imagine plus qu'on ne les voit...) et je me concentre sur le choix et le centrage des thermiques. Je prends en compte la dérive moyenne plus Ouest que NO dans mon placement et je m'installe dans un nouveau rythme. Plutôt en confiance et dans le coup techniquement, je quitte le groupe de Charles par devant en tentant de rejoindre celui de Franck Perring, toujours à 1km devant depuis le start. J'arrive dans leur thermique suand ils le quittent... et le reste de la troupe, y compris Charles, m'arrive par dessus : un peu enflammé ?
Il n'empêche que la confiance et le plaisir dominent et j'ai une Sol TR2 en point de mire. Le goal est à finesse 20. Puis un thermique plus loint, il n'est plus qu'à 13 au passage de la dernière petite vallée.
Feu ! Je pousse fort dans la descendance derrière le thermique... qui se révèle un véritable toboggan ! La finesse remonte à 20 par à 3km de la ligne ! La forêt en dessous ne posera pas de problème, ni le cylindre de 2km, mais si çà continue, je ne passerai pas la ligne !
A 45° à droite et 300m de distance environ, une grappe de vautours enroulent 200m au dessus de mon altitude. Je fonce ! Un thermique m'accueille, tellement fort que je renonce à relâcher la main intérieure pour trimer la voile. Sauvé, je rentre sans problème, 28ème.
Bilan mitigé : un vol parsemé de petites erreurs, liées en partie à des difficultés de choix dans les indices (aérologie, pilotes) et à un peu de présomption dans la fin du parcours. L'erreur majeure est de ne jamais avoir véritablement tiré le frein à main pour prendre le temps de monter au dessus de la couche et ainsi profiter d'une bonne couche porteuse avec un vent très favorable. En bas, le rythme était plus lent, les exigences techniques plus élevées et surtout les risques tactiques plus grands !
Seul Lucas a totalement jouer sur ce facteur altitude et a une nouvelle fois brillament gagné cette manche intéressante.
Aujourd'hui manche annulée au déco pour cause de vent fort. Demain les organisateurs sont assez pessimistes à cause de l'orientation du vent, mais ils espèrent une manche samedi.
Je reste mobilisé, même dans l'éventualité d'une manche dès demain. Cet après-midi, repos, lecture de mémoire, voire piscine...
A demain !
PS : le petit jeu du jour, "Où est Charlie ?" trouvez mon parapente sur la photo
mardi 10 août 2010
J3, Manche 2 : Vent de cul, vitesse accrue !
50km/h de moyenne et c'est pas du delta !!!
Bon d'accord, çà c'est pour les 3 premiers, qui ont su décaler vers le sud et trouver un thermique (le thermique ?) capable de les emmener au dessus de l'inversion des 2000m, taper 2800m et rentrer directement de 20km !
Pour les autres, l'histoire est différente, agrémentée de thermiques hachés, de grosses descendances et même de points bas pour certains... et dire que les thermiques sont difficiles près du sol avec 30km/h au sol, c'est peu dire...
Pour moi, un peu d'excès d'optimisme en début de manche, un point bas à la clé et un retour au mode conservateur pour le reste du vol, ce qui me fait rentrer à 3mn des premiers de mon groupe de chasse, derrière 3 échappés qui eux me "mettent" 9mn...
Le score devrait s'en ressentir, mais j'ai limité les dégâts.
Demain finalement le NO annoncé semble plus faible que prévu, l'espoir renaît d'enchaîner avec une 3ème manche.
A demain !
lundi 9 août 2010
2ème jour, Bon début !
Je la fais très rapide car on doit aller au resto entre Frouzes... dûre la vie !
J'ai très bien volé aujourd'hui, toutes mes sensations sont là. Pas de douleur au dos. Le parcours était un zig-zag vers l'ouest avec les plafs qui sont passés de 2200 à 3200 entre B1 et B2. Charles a emmené notre groupe de 7 R10 dont 6 Français dans la plaine. Une conflu sur l'ouest de l'axe de la balise nous a mis en position de force et la 2ème balise est tournée en contrôle du reste de la troupe.
A partir de là je bafouille un peu mon parapente, refusant d'obliquer à gauche pour profiter de déclenchements à l'ouest de la ligne de rentrée au goal. Je m'entête à penser qu'en bas il y aura une tendance sud favorable. En fait l'ouest est présent à tous les étages et je rentre au goal à radada alors que d'autres sont satellisés. Je prends 2 minutes sur le premier, Lucas Bernardin.
Reste à espérer qq leading bonus pour remonter un peu de ma 13ème place au temps.
Demain ouest assez fort annoncé, on croise les doigts pour qu'il y ait une manche.
A demain
J'ai très bien volé aujourd'hui, toutes mes sensations sont là. Pas de douleur au dos. Le parcours était un zig-zag vers l'ouest avec les plafs qui sont passés de 2200 à 3200 entre B1 et B2. Charles a emmené notre groupe de 7 R10 dont 6 Français dans la plaine. Une conflu sur l'ouest de l'axe de la balise nous a mis en position de force et la 2ème balise est tournée en contrôle du reste de la troupe.
A partir de là je bafouille un peu mon parapente, refusant d'obliquer à gauche pour profiter de déclenchements à l'ouest de la ligne de rentrée au goal. Je m'entête à penser qu'en bas il y aura une tendance sud favorable. En fait l'ouest est présent à tous les étages et je rentre au goal à radada alors que d'autres sont satellisés. Je prends 2 minutes sur le premier, Lucas Bernardin.
Reste à espérer qq leading bonus pour remonter un peu de ma 13ème place au temps.
Demain ouest assez fort annoncé, on croise les doigts pour qu'il y ait une manche.
A demain
dimanche 8 août 2010
Manche 1 annulée en l'air pour cause d'orages
Aujourd'hui un seul pilote n'a pas posé à l'attero de Linhares après l'annulation... Il s'agit de Luc Resplendino dont la radio marchait mal et qui a posé en marche arrière après 15km...
Pour le reste de la troupe, soit une 40aine de pilotes qui ont decollé à temps, l'annulation a suivi de près le décollage, à cause d'un orage qui s'approchait à grands pas.
20mn plus tard, on entendait le tonnerre à l'atterrissage, puis quelques goutes ont confirmé la sage décision des organisateurs.
Restent donc 6 manches possibles.
Demain, météo similaire annoncée, puis renforcement du vent les prochains jours.
Donc de toute façons, courses sur axe dans le style de celle prévue aujourd'hui... si çà vole ! Grrrrrrrrrr...
Maintenant, un seul objectif pendant les temps morts, rester MO-TI-VE !!!!!
A demain !
Pour le reste de la troupe, soit une 40aine de pilotes qui ont decollé à temps, l'annulation a suivi de près le décollage, à cause d'un orage qui s'approchait à grands pas.
20mn plus tard, on entendait le tonnerre à l'atterrissage, puis quelques goutes ont confirmé la sage décision des organisateurs.
Restent donc 6 manches possibles.
Demain, météo similaire annoncée, puis renforcement du vent les prochains jours.
Donc de toute façons, courses sur axe dans le style de celle prévue aujourd'hui... si çà vole ! Grrrrrrrrrr...
Maintenant, un seul objectif pendant les temps morts, rester MO-TI-VE !!!!!
A demain !
samedi 7 août 2010
J-1, Warm Up : Grosses conditions !
2 heures de vol aujourd'hui entre thermiques forts et confluence. Au décollage, on nous préviens qu'une activité militaire nous contraindra à rester sous les 3200m... Certains rigolent en regardant les premiers fusibles poser dans des conditions qui peinent à s'installer. Je décolle un peu plus tard en compagnie de la majorité des Français. Charles nous a donné comme plan de vol une exploration de la ligne de crête en allant vers le SE. J'ai chargé les balises la veille, ce qui me permet de me fixer un parcours le long de la crête avec comme poinbt de contournement un autre décollage à 20km au SE. Le but que je me fixe est d'explorer la masse d'air, en allant vers cette balise, puis d'élargir en plaine pour simuler une rentrée au goal depuis assez loin (15km).
Le début du vol est surprenant, la masse d'air est turbulente, les thermiques semblent hachés par des rafales d'Est encore bien perceptible à tous les étages. Sorti à mi-hauteur (le déco est à 1150m et les nuages semblent 2000m plus haut), je me dirige au SE vers de beaux nuages de confluence. Sur mon chemin, je croise un thermique comme rarement j'en ai croisés... Un +6 qui m'emmène la voile de tous les côtés. Je parviens à la garder ouverte, même si j'entends souvent le tissu froisser. Par contre, je suis tellement malmené que je n'arrive pas à me motiver pour tenter une mise en virage ! Je file tout droit (enfin, plutôt comme un papillon...) en direction de la conflu, espérant que les thermiques seront plus francs plus loin.
Bingo, la conflu est excellente même si elle reste bien turbulente. Je sorts une première fois à 2900, encore loin des nuages... Puis une autre zone me monte à nouveau comme une balle, j'oblique à 90° quand j'arrive à 3100m, mais j'ai beau m'éloigner, çà monte encore ! A 3250, je descends enfin... (d'autres qui n'ont pas eu l'info, sont montés jusqu'à 3700, voire 3900 !).
J'avance en essayant de me placer au mieux sur le côté SO de la ligne de nuages, mais un coup je me fais descendre à 2600 en 2 minutes, soit c'est la catapulte vers les nuages... difficile d'optimiser, mais çà reste faisable de naviguer entre 2800 et 3000 en étant très attentif.
Balise B02 tournée dans des dégueulantes à -3, puis virage à droite vers la plaine, histoire de se placer progressivement pour simuler la rentrée au goal. A 15km du goal et 1800m, soit 1000m de hauteur par rapport qu goal et 15 de finesse requise, je tente la rentrée. La brise de OSO est bien présente en bas et les thermiques omniprésents me rendent joueur.
Mauvaise surprise, l'Est est présent même bas ! Du coup la finesse requise ne baisse pas franchement, avec même des passages où elle remonte très vite ! Je me retrouve à 1500m (c'est déjà bas ici !). Je croise un thermique assez fort et je décide de l'enrouler (tant pis pour mon test de rentrée au goal). De retour en moins de 2mn à 1800m, je reprends mon glide. Mais l'est est encore plus présent ! Je décide de pousser franchement le barreau pour la première fois de ce vol turbulent. J'arrive à afficher entre 40 et 50km/h de vitesse/sol. Puis en descendant dans les basses couches, je me retrouve enfin franchement dans la brise, mais pas bien haut au dessus des jolis villages Portugais... La fin du glide est extrêmement porteur et je passe la ligne à 1000m, soit 200m de gras.
L'approche est encore une histoire, car çà monte des briques aux alentours de l'attero. Je dois m'y prendre à 3 fois pour parvenir à me présenter en vent arrière à une hauteur qui permette de ne pas se faire "re-catapulter". Attero nickel bien qu'un peu tendu dans la tête.
Il paraît que ces conditions sont exceptionnelles ici. Demain nous devrions avoir qqchose de semblable, mais avec un risque d'orage. On croise les doigts !
Par contre, les jours suivants s'annoncent stables et ventés... A SUIVRE !
Le début du vol est surprenant, la masse d'air est turbulente, les thermiques semblent hachés par des rafales d'Est encore bien perceptible à tous les étages. Sorti à mi-hauteur (le déco est à 1150m et les nuages semblent 2000m plus haut), je me dirige au SE vers de beaux nuages de confluence. Sur mon chemin, je croise un thermique comme rarement j'en ai croisés... Un +6 qui m'emmène la voile de tous les côtés. Je parviens à la garder ouverte, même si j'entends souvent le tissu froisser. Par contre, je suis tellement malmené que je n'arrive pas à me motiver pour tenter une mise en virage ! Je file tout droit (enfin, plutôt comme un papillon...) en direction de la conflu, espérant que les thermiques seront plus francs plus loin.
Bingo, la conflu est excellente même si elle reste bien turbulente. Je sorts une première fois à 2900, encore loin des nuages... Puis une autre zone me monte à nouveau comme une balle, j'oblique à 90° quand j'arrive à 3100m, mais j'ai beau m'éloigner, çà monte encore ! A 3250, je descends enfin... (d'autres qui n'ont pas eu l'info, sont montés jusqu'à 3700, voire 3900 !).
J'avance en essayant de me placer au mieux sur le côté SO de la ligne de nuages, mais un coup je me fais descendre à 2600 en 2 minutes, soit c'est la catapulte vers les nuages... difficile d'optimiser, mais çà reste faisable de naviguer entre 2800 et 3000 en étant très attentif.
Balise B02 tournée dans des dégueulantes à -3, puis virage à droite vers la plaine, histoire de se placer progressivement pour simuler la rentrée au goal. A 15km du goal et 1800m, soit 1000m de hauteur par rapport qu goal et 15 de finesse requise, je tente la rentrée. La brise de OSO est bien présente en bas et les thermiques omniprésents me rendent joueur.
Mauvaise surprise, l'Est est présent même bas ! Du coup la finesse requise ne baisse pas franchement, avec même des passages où elle remonte très vite ! Je me retrouve à 1500m (c'est déjà bas ici !). Je croise un thermique assez fort et je décide de l'enrouler (tant pis pour mon test de rentrée au goal). De retour en moins de 2mn à 1800m, je reprends mon glide. Mais l'est est encore plus présent ! Je décide de pousser franchement le barreau pour la première fois de ce vol turbulent. J'arrive à afficher entre 40 et 50km/h de vitesse/sol. Puis en descendant dans les basses couches, je me retrouve enfin franchement dans la brise, mais pas bien haut au dessus des jolis villages Portugais... La fin du glide est extrêmement porteur et je passe la ligne à 1000m, soit 200m de gras.
L'approche est encore une histoire, car çà monte des briques aux alentours de l'attero. Je dois m'y prendre à 3 fois pour parvenir à me présenter en vent arrière à une hauteur qui permette de ne pas se faire "re-catapulter". Attero nickel bien qu'un peu tendu dans la tête.
Il paraît que ces conditions sont exceptionnelles ici. Demain nous devrions avoir qqchose de semblable, mais avec un risque d'orage. On croise les doigts !
Par contre, les jours suivants s'annoncent stables et ventés... A SUIVRE !
vendredi 6 août 2010
Back to competition !
Ttraduction approximative : "Mon dos est de retour à la compète !"
Bref retour sur la fin en queue de poisson de la PWC grèque :
Fin de la troisième manche, après deux points bas à 20m/sol, je me retrouve parmis les "survivants" des conditions anémiques du jour, de nouveau très bas.
Déjà fatigué par les deux points bas précédents et un besoin naturel qui commence à devenir pressant, je me concentre à l'extrême sur mes sensations de vol pour m'accrocher à une petite bulle qui glisse doucement au pied de la montagne et qui pourrait finir par s'arracher du sol.
Je fais ainsi 20 tours avec un rendement légèrement négatif, ce qui me fait passer progressivement de 50m/sol à 30m/s. Dans le 21è tour, j'élargis un peu pour tenter de relocaliser ma bulle qui m'échappe... et je la perd totalement ainsi que 10 mètre supplémentaires qui me mettent à 20m/s !!!
Là mon regard se tourne enfin vers le sol et je découvre que l'espace est réduit... du fait de mes 20m d'altitude... Attero "panique" entre deux haies et deux lignes, qui se termine par un décro assymétrique à 3m/sol.
Bilan : Fracture/tassement de L2, stable et non neurologique.
6 semaines de convalescence plus tard, me revoici avec un dos quasi neuf et une grosse envie de voler.
La remise en question a été profonde, les causes de l'accident sont analysées et digérées. La version courte : surmotivation et fatigue de fin de manche qui réduisent la prise d'infos.
J'ai réglé un problème basique mais important, les besoins naturels : dorénavant, penilex systématique !
Les objectifs sont revus, avec 3 mots choisis pour cette étape portugaise :
Sécurité
Plaisir
Entrainement
Nous sommes arrivés hier soir à Linhares, au NE du Portugal, après 1500km de route. La majorité des Français est au camping gratuit près du PC. Confort spartiate mais WIFI et un peu d'ombre !
L'accueil portugais est excellent et le PC est situé dans un bel hôtel avec piscine, à laquelle nous avons aussi accès :-)
Auourd'hui le vent qui a soufflé fort toute la nuit, nous empêche de voler. Peut-être un petit vol ce soir ou demain si le vent baisse comme prévu. Le site est petit, avec du vol qui s'annonce principalement en plaine. L'extraction sera un des aléas possibles, car le vent peut jouer les troubles fête, voire la brise de mer possible dès le début d'après-midi.
Richard Gallon, prévoyant, a pris son kite ! A quand une coupe du monde avec de bonnes conditions ? Ah oui, il y a eu Chelan !
A demain pour le warm up
Bref retour sur la fin en queue de poisson de la PWC grèque :
Fin de la troisième manche, après deux points bas à 20m/sol, je me retrouve parmis les "survivants" des conditions anémiques du jour, de nouveau très bas.
Déjà fatigué par les deux points bas précédents et un besoin naturel qui commence à devenir pressant, je me concentre à l'extrême sur mes sensations de vol pour m'accrocher à une petite bulle qui glisse doucement au pied de la montagne et qui pourrait finir par s'arracher du sol.
Je fais ainsi 20 tours avec un rendement légèrement négatif, ce qui me fait passer progressivement de 50m/sol à 30m/s. Dans le 21è tour, j'élargis un peu pour tenter de relocaliser ma bulle qui m'échappe... et je la perd totalement ainsi que 10 mètre supplémentaires qui me mettent à 20m/s !!!
Là mon regard se tourne enfin vers le sol et je découvre que l'espace est réduit... du fait de mes 20m d'altitude... Attero "panique" entre deux haies et deux lignes, qui se termine par un décro assymétrique à 3m/sol.
Bilan : Fracture/tassement de L2, stable et non neurologique.
6 semaines de convalescence plus tard, me revoici avec un dos quasi neuf et une grosse envie de voler.
La remise en question a été profonde, les causes de l'accident sont analysées et digérées. La version courte : surmotivation et fatigue de fin de manche qui réduisent la prise d'infos.
J'ai réglé un problème basique mais important, les besoins naturels : dorénavant, penilex systématique !
Les objectifs sont revus, avec 3 mots choisis pour cette étape portugaise :
Sécurité
Plaisir
Entrainement
Nous sommes arrivés hier soir à Linhares, au NE du Portugal, après 1500km de route. La majorité des Français est au camping gratuit près du PC. Confort spartiate mais WIFI et un peu d'ombre !
L'accueil portugais est excellent et le PC est situé dans un bel hôtel avec piscine, à laquelle nous avons aussi accès :-)
Auourd'hui le vent qui a soufflé fort toute la nuit, nous empêche de voler. Peut-être un petit vol ce soir ou demain si le vent baisse comme prévu. Le site est petit, avec du vol qui s'annonce principalement en plaine. L'extraction sera un des aléas possibles, car le vent peut jouer les troubles fête, voire la brise de mer possible dès le début d'après-midi.
Richard Gallon, prévoyant, a pris son kite ! A quand une coupe du monde avec de bonnes conditions ? Ah oui, il y a eu Chelan !
A demain pour le warm up
vendredi 25 juin 2010
Manche 3 "cheminator" : manque un chouïa de réussite
A quelques minutes de monter au déco pour une nouvelle manche, cette fois dans des conditions supposées bonnes, quelques mots sur la manche d'hier.
Dès le start, nous comprenons qu'il s'agira encore d'une manche de survie, étant données l'ombre et la faiblesse des thermiques. Après une bonne demi-heure de travail, je fais tout de même partie des mieux placés au moment du start, un modèle du genre avec 1/2 tour de thermique dans le cylindre et l'autre 1/2 tour à l'extérieur.
Le rythme est faible, tout le monde ayant tiré les leçons de la manche de la veille. Le nouveau règlement qui supprime les manches jockers dites "discards" pousse aussi les pilotes à plus de conservatisme : comme toutes les manches comptent pour le classement général, il ne faut pas se rater...
Après une première balise à l'est et en plaine, deux options se dessinent, le retour plus sûr par la montagne ou le chemin plus direct par la plaine. J'hésite un instant, mais la meute préfère le relief et je me ralie sans trop de regrêt à ce choix raisonable.
Ensuite, raccrochage des thermiques anémiques des pentes sud, qui finissent pour certains en vraies colonnes à +1m/s. Un petit groupe de pilotes se détache incluant JeanJean, Steph Drouin et quelques autres. Je suis avec Luc 50m plus bas. A notre niveau, la force de l'ascendance est un peu plus faible, mais nous permet tout de même de faire quasi le même plaf.
Un coup d'oeil aux attaquants de la plaine nous rassure, car le reste du parcours nous semble plus favorable avec de meilleurs appuis dynamiques et de plus beaux nuages. En revanche, la luminosité est meilleure en plaine et la veille, nous avons pu survivre loin du relief dans une instabilité résiduelle qui semble persister malgré de longues périodes d'ombre. Difficile d'évaluer l'inertie thermique...
Cette capacité d'analyse météo est sans aucun doute un point à travailler pour moi, à mettre sur le compte de mon manque d'expérience du vol solitaire et de ma relativement faible expérience du vol (j'ai passé la veille ma 750ème heure de vol depuis mes débuts en parapente, à comparer avec les 2000 voire 3000h de la plupart des prétendants aux première places...)
A ce point de la course, je commets la première véritable erreur de ma course, qui s'avèrera fatale : je cherche à rejoindre le groupe de JeanJean en n'optimisant pas tout à fait les petites zones ascendantes croisées sur ma route. Je suis sans doute 5km/h trop rapide pour arriver à la bonne altitude au raccrochage du décollage.
En effet, en même temps que je tente ce recollage, un nuage se forme juste sous le décollage (sans doute une entrée maritime). Les premiers arrivent juste au dessus de ce nuage et semblent surfer le nuage. Moi, 50m plus bas, je me retrouve sous le vent de ce nuage, incapable de "mettre le pied dessus".
C'est fini, il ne reste plus qu'une solution, passer sous ce nuage en poussant le plus possible sur l'accélérateur. Ensuite avancer en soaring sous le déco pour tenter d'avance vers la dernière balise. Luc me rejoint après un scénario similaire qui le force à contourner le nuage d'entrée maritime. Nous nous retrouvons dans une masse d'air humide, contrés par 15km/h de brise marine... finesse pour Luc qui sent l'annulation, petite temporisation inutile pour moi dans un "zéro" qui me décale à l'opposé de la balise, en compagnie de Max JeanPierre et Charles. Manche Stoppée pour cause de pluie.
Pour l'épilogue, le groupe qui raccroche au dessus du nuage maritime grâce à 50m de mieux en altitude, finira avec 10km de mieux au moment de l'annulation :-(
Aujourd'hui, je suspecte une course plus classique, thermique-transition, cheminements, McCready... çà devrait limiter les mauvais plans, mais resserer les écarts... Promis je ferai de mon mieux, avec toujours les mêmes objectifs : rester en contrôle^(çà c'est bon), mais avec un accent sur l'analyse aéro et les petits détails de placement qui m'ont coûtés ces deux première manches.
MIEUX OBSERVER POUR MIEUX DECIDER !
Dès le start, nous comprenons qu'il s'agira encore d'une manche de survie, étant données l'ombre et la faiblesse des thermiques. Après une bonne demi-heure de travail, je fais tout de même partie des mieux placés au moment du start, un modèle du genre avec 1/2 tour de thermique dans le cylindre et l'autre 1/2 tour à l'extérieur.
Le rythme est faible, tout le monde ayant tiré les leçons de la manche de la veille. Le nouveau règlement qui supprime les manches jockers dites "discards" pousse aussi les pilotes à plus de conservatisme : comme toutes les manches comptent pour le classement général, il ne faut pas se rater...
Après une première balise à l'est et en plaine, deux options se dessinent, le retour plus sûr par la montagne ou le chemin plus direct par la plaine. J'hésite un instant, mais la meute préfère le relief et je me ralie sans trop de regrêt à ce choix raisonable.
Ensuite, raccrochage des thermiques anémiques des pentes sud, qui finissent pour certains en vraies colonnes à +1m/s. Un petit groupe de pilotes se détache incluant JeanJean, Steph Drouin et quelques autres. Je suis avec Luc 50m plus bas. A notre niveau, la force de l'ascendance est un peu plus faible, mais nous permet tout de même de faire quasi le même plaf.
Un coup d'oeil aux attaquants de la plaine nous rassure, car le reste du parcours nous semble plus favorable avec de meilleurs appuis dynamiques et de plus beaux nuages. En revanche, la luminosité est meilleure en plaine et la veille, nous avons pu survivre loin du relief dans une instabilité résiduelle qui semble persister malgré de longues périodes d'ombre. Difficile d'évaluer l'inertie thermique...
Cette capacité d'analyse météo est sans aucun doute un point à travailler pour moi, à mettre sur le compte de mon manque d'expérience du vol solitaire et de ma relativement faible expérience du vol (j'ai passé la veille ma 750ème heure de vol depuis mes débuts en parapente, à comparer avec les 2000 voire 3000h de la plupart des prétendants aux première places...)
A ce point de la course, je commets la première véritable erreur de ma course, qui s'avèrera fatale : je cherche à rejoindre le groupe de JeanJean en n'optimisant pas tout à fait les petites zones ascendantes croisées sur ma route. Je suis sans doute 5km/h trop rapide pour arriver à la bonne altitude au raccrochage du décollage.
En effet, en même temps que je tente ce recollage, un nuage se forme juste sous le décollage (sans doute une entrée maritime). Les premiers arrivent juste au dessus de ce nuage et semblent surfer le nuage. Moi, 50m plus bas, je me retrouve sous le vent de ce nuage, incapable de "mettre le pied dessus".
C'est fini, il ne reste plus qu'une solution, passer sous ce nuage en poussant le plus possible sur l'accélérateur. Ensuite avancer en soaring sous le déco pour tenter d'avance vers la dernière balise. Luc me rejoint après un scénario similaire qui le force à contourner le nuage d'entrée maritime. Nous nous retrouvons dans une masse d'air humide, contrés par 15km/h de brise marine... finesse pour Luc qui sent l'annulation, petite temporisation inutile pour moi dans un "zéro" qui me décale à l'opposé de la balise, en compagnie de Max JeanPierre et Charles. Manche Stoppée pour cause de pluie.
Pour l'épilogue, le groupe qui raccroche au dessus du nuage maritime grâce à 50m de mieux en altitude, finira avec 10km de mieux au moment de l'annulation :-(
Aujourd'hui, je suspecte une course plus classique, thermique-transition, cheminements, McCready... çà devrait limiter les mauvais plans, mais resserer les écarts... Promis je ferai de mon mieux, avec toujours les mêmes objectifs : rester en contrôle^(çà c'est bon), mais avec un accent sur l'analyse aéro et les petits détails de placement qui m'ont coûtés ces deux première manches.
MIEUX OBSERVER POUR MIEUX DECIDER !
jeudi 24 juin 2010
Manche 2 "gladiator" : pas survécu à la débâcle.
Petit post du matin sur la manche d'hier.
Seuls 12 pilotes ont atteint le but, dont Jérémie qui gagne sa première manche de Coupe du Monde, et Luc qui finit 3ème pour sa première participation. Pas mal !
De mon côté, je suis partagé entre la déception d'avoir posé à la dernière balise et la satisfaction relative d'avoir bien identifié le type de vol adapté aux conditions anémiques et de l'avoir concrêtisé en terme de tactique et de pilotage.
Au final, il faut relativiser, car de nombreux pilotes sont tombés et je me suis bien battu pendant 3 heures pour parcourir 30km dûrement gagnés. Mes râres souvenirs de vols aussi lents remontent au Brésil en 2008, voire en B à mes débuts.
A propos de souvenirs, hier j'ai inscrit ma 750ème heure de vol à mon carnet de vol. Là aussi il faut relativiser, j'ai encore de l'expérience à prendre et des progrès à faire ! C'est même une des raisons qui me poussent à venir en Coupe du Monde.
En bref, ne pas se tromper d'objectif : progresser, voler à son niveau, et continuer sur les moyens tactiques prévus, en particulier voler haut êt en groupe pour respecter mon schémas fort.
Nous montons pour une manche en conditions probablement encore marginales, si le vent de nord de cette nuit, encore fort ce matin, veut bien nous laisser jouer !
A ce soir ou demain matin pour de nouvelles infos.
Seuls 12 pilotes ont atteint le but, dont Jérémie qui gagne sa première manche de Coupe du Monde, et Luc qui finit 3ème pour sa première participation. Pas mal !
De mon côté, je suis partagé entre la déception d'avoir posé à la dernière balise et la satisfaction relative d'avoir bien identifié le type de vol adapté aux conditions anémiques et de l'avoir concrêtisé en terme de tactique et de pilotage.
Au final, il faut relativiser, car de nombreux pilotes sont tombés et je me suis bien battu pendant 3 heures pour parcourir 30km dûrement gagnés. Mes râres souvenirs de vols aussi lents remontent au Brésil en 2008, voire en B à mes débuts.
A propos de souvenirs, hier j'ai inscrit ma 750ème heure de vol à mon carnet de vol. Là aussi il faut relativiser, j'ai encore de l'expérience à prendre et des progrès à faire ! C'est même une des raisons qui me poussent à venir en Coupe du Monde.
En bref, ne pas se tromper d'objectif : progresser, voler à son niveau, et continuer sur les moyens tactiques prévus, en particulier voler haut êt en groupe pour respecter mon schémas fort.
Nous montons pour une manche en conditions probablement encore marginales, si le vent de nord de cette nuit, encore fort ce matin, veut bien nous laisser jouer !
A ce soir ou demain matin pour de nouvelles infos.
lundi 21 juin 2010
J2 : Probablement une première manche
On monte ! Les bus se remplissent en même temps que j'écris ces lignes. Direction le décollage, sous un ciel prometteur.
Objectif, rester au chaud dans les grappes, ne pas se mettre en danger tactiquement, capitaliser...
Moyens : alimentation, hydratation, protection contre le soleil... ce qui permettra d'être mentalement et physiquement présent. L'épaule ne me fait plus mal du tout, mais il faudra surveiller la douleur si la manche dure un peu.
Presque tout le monde est en R10, les différences se feront sur les pilotes, ce qui donne de l'intérêt à la course.
Et puis vous pouvez nous suivre en direct avec le "live-tracking" sur GoogleEarth, dont vous trouverez le lien sur http://www.paraglidingworldcup.org/
A tout à l'heure pour le débriefing :-)
Objectif, rester au chaud dans les grappes, ne pas se mettre en danger tactiquement, capitaliser...
Moyens : alimentation, hydratation, protection contre le soleil... ce qui permettra d'être mentalement et physiquement présent. L'épaule ne me fait plus mal du tout, mais il faudra surveiller la douleur si la manche dure un peu.
Presque tout le monde est en R10, les différences se feront sur les pilotes, ce qui donne de l'intérêt à la course.
Et puis vous pouvez nous suivre en direct avec le "live-tracking" sur GoogleEarth, dont vous trouverez le lien sur http://www.paraglidingworldcup.org/
A tout à l'heure pour le débriefing :-)
samedi 19 juin 2010
J-1 : Entrainement
Kalimera !
Les Français sont arriévs à Drama hier pour la plupart, sous de beaux orages de chaleur.
Ce matin le ciel s'est éclairci et nous allons monter au déco pour faire une petite manche d'entrainement.
Le site est sympa, relief bien arrondis, mais secs, donnants de beaux thermiques, tout comme la plaine, cette dernière étant généralement balayée par la brise de mer à partir de 16h.
Il faudra donc soigner les fins de manches si celles-ci se déroulent loin du relief... et en particulier ne pas surestimer la finesse pour le plané final.
Pour moi, l'objectif est clair : voler sans s'exposer, ni tactiquement ni physiquement et ainsi capitaliser de la confiance pour la suite de la saison. Mon épaule ne me fait pas mal du tout, reste à voir sur les manches longues, que nous auront probablement dans la semaine ! :-)
Ulrich Jessop me confirme que nous allons avoir des émetteurs en l'air, qui permettront de suivre la trace de tous les pilotes en direct sur internet ! A vos souris !!!
A demain pour la première manche de cette première étape européenne de la PWC !
Les Français sont arriévs à Drama hier pour la plupart, sous de beaux orages de chaleur.
Ce matin le ciel s'est éclairci et nous allons monter au déco pour faire une petite manche d'entrainement.
Le site est sympa, relief bien arrondis, mais secs, donnants de beaux thermiques, tout comme la plaine, cette dernière étant généralement balayée par la brise de mer à partir de 16h.
Il faudra donc soigner les fins de manches si celles-ci se déroulent loin du relief... et en particulier ne pas surestimer la finesse pour le plané final.
Pour moi, l'objectif est clair : voler sans s'exposer, ni tactiquement ni physiquement et ainsi capitaliser de la confiance pour la suite de la saison. Mon épaule ne me fait pas mal du tout, reste à voir sur les manches longues, que nous auront probablement dans la semaine ! :-)
Ulrich Jessop me confirme que nous allons avoir des émetteurs en l'air, qui permettront de suivre la trace de tous les pilotes en direct sur internet ! A vos souris !!!
A demain pour la première manche de cette première étape européenne de la PWC !
samedi 12 juin 2010
Reprise !
Après un WE de compétition à l'Open du Lac d'Annecy qui s'est terminé par une 5ème place encourageante, je m'apprête à partir pour la Grêce.
En effet, la tournée européenne de la Coupe du Monde commence par Drama, petite ville du nord de la Grêce.
La météo à cette période de l'année y est généralement optimale avec un soleil et des thermiques généreux ainsi qu'une masse d'air probablement soumise à la brise de mer, cette dernière n'étatn qu'à 40km. Nous aurons probablement de belles manches et il faudra gérer l'effort sur une semaine entière, avec sans doute peu de jours "off".
Je pars avec l'objectif de confirmer mes bonnes sensations récentes d'après-luxation de mon épaule, tout en privilégiant les choix raisonnables autant en l'air qu'au sol, la gestion des phases de récupération étant potentiellement décisive...
J'essaierai de vous tenir au courant sur ce blog, en fonction des possibilités de connexion internet.
En effet, la tournée européenne de la Coupe du Monde commence par Drama, petite ville du nord de la Grêce.
La météo à cette période de l'année y est généralement optimale avec un soleil et des thermiques généreux ainsi qu'une masse d'air probablement soumise à la brise de mer, cette dernière n'étatn qu'à 40km. Nous aurons probablement de belles manches et il faudra gérer l'effort sur une semaine entière, avec sans doute peu de jours "off".
Je pars avec l'objectif de confirmer mes bonnes sensations récentes d'après-luxation de mon épaule, tout en privilégiant les choix raisonnables autant en l'air qu'au sol, la gestion des phases de récupération étant potentiellement décisive...
J'essaierai de vous tenir au courant sur ce blog, en fonction des possibilités de connexion internet.
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